Le bioù ou taureau de camargue
est élevé de façon extensive en Camargue. L'aire d'élevage
se situe à l'intérieur du triangle formé par Montpellier,
Tarascon et Fos-sur-mer.
Il n'est pas très grand, porte fièrement
des cornes à la verticale, souvent en forme de lyre, et la couleur
de sa robe est presque toujours noire. Il est rustique et résistant,
forgé par les conditions de vie difficiles sur des terres salines
de l'Ile de Camargue, nourri de saladelle et de chiendant plus que d'herbe
grasse.
Contrairement à son cousin le taureau
espagnol ou toro bravo, il n'est pas élevé pour la
corrida mais pour la course à la cocarde où le taureau n'est
pas tué ; les grands cocardiers sont même enterrés
debout sur les terres où ils ont vu le jour. Le taureau camargue
est aussi la vedette des fêtes de village où il participe
aux animations traditionnelles camarguaises (abrivado, encierro, taureau-piscine
...)
L'éleveur s'appelle "manadier", il est aidé dans son travail par les gardians. Seules les plus grandes manades emploient un ou deux gardians professionnels. La majorité des gardians sont des amateurs qui gardent tout le temps libre que leur laisse leur travail pour s'occuper des bêtes d'une manade, sans rémunération autre que d'assouvir leur passion du cheval et du taureau de Camargue. Le travail est varié selon les saisons : nourrir les bêtes, faire les clôtures, rassembler le troupeau pour le changer de pâture, vermifuger ou médailler les veaux, trier les taureaux pour la course ou l'abrivado.

Pour
être manipulés, les taureaux sont d'abord triés par
les
Lors des fêtes de village, les gardians encadrent les taureaux
gardians à
cheval : ils choisissent les bêtes dont ils ont besoin
à cheval pour les mener à travers les rues, c'est l'abrivado.
et les séparent
du troupeau.